ALL POSTS

LA CONVERSIÓN DE LOS JUDÍOS II


[El siguiente es un interesante estudio que nos envía en comentario nuestro estimado lector y colaborador el Sr. Michel Mottet, que viene a añadirse a los comentarios enfrentados en el post La conversión de los Judíos. Está en francés y supongo que su comprensión no será difícil, incluso para los que no puedan leer en esa lengua, con la ayuda de  un traductor automático. Me disculpo por no poder proceder a su traducción debido a la coyuntura que me afecta particularmente en este último mes]

 

Dice Michel Mottet:

Para los que lean francés, he aquí un estudio que prueba que los judíos deicidas no se convertirán en masa antes de la vuelta del Cristo.

Descargar documento completo en PDF  AQUÍ

ET REGNABUNT CUM CHRISTO MILLE ANNIS 

Après sa Résurrection glorieuse, Jésus apparaît à maintes reprises pendant quarante jours à ses Apôtres et à ses Disciples. Le jour même de son Ascension, ceux-ci Lui posent la question:
Domine si in tempore hoc restitues REGNUM ISRAEL?
Dixit autem eis: Non est vestrum nosse tempora vel momenta, quae Pater posuit in sua potestate… (Actes I, 6-7)
Seigneur, est-ce en ce temps-ci que Tu rétabliras le ROYAUME D’ISRAËL?
Alors il leur répondit: Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments qu’a fixés le Père selon son pouvoir…

Les versets 6 et 7 des ACTES DES APÔTRES nous annoncent donc que le Royaume d’Israël sera rétabli, mais en un temps indéterminé pour nous, puisque seul le Père possède le pouvoir souverain de fixer le moment précis de cette restauration. Ce rétablissement du Royaume d’Israël, puisqu’il est clairement annoncé, est par conséquent un dogme de foi et quiconque ne l’accepte pas doit donc conclure que, par le fait même de son incroyance, il s’interdit l’entrée dans ce Royaume.

Si le moment précis n’est connu que du Père, les événements et les circonstances sont clairement annoncés dans de nombreux passages des Ecritures. Ainsi, saint Pierre, dès ses premières prédications aux juifs qui ont condamné à mort Jésus, déclare ce qui suit:

Poenitemini igitur, et convertemini, ut deleantur peccata vestra,
ut cum venerint tempora refrigerii a conspectu Domini, et miserit eum, qui praedicatus est vobis, Jesum Christum,
quem oportet quidem coelum suscipere usque in tempore restitutionis omnium, quae locutus est Deus per os sanctorum suorum a saeculo prophetarum. [Actes, III, 19-21]

Pour prendre un exemple, un chanoine Osty donne la “traduction” suivante de ces versets: Repentez-vous et convertissez-vous pour que soient effacés vos péchés, [afin que viennent d’auprès du Seigneur des moments de rafraîchissement, et qu’il envoie celui qui vous a été désigné d’avance comme Christ]: Jésus que le ciel doit recevoir jusqu’au temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes des temps anciens.

Un passage a été mis entre crochets pour indiquer que cette partie de la “traduction” est fausse. Lorsqu’on se trouve en présence d’un texte aussi difficile à traduire que le ut cum venerint tempora refrigerii a conspectu Domini et que l’on se rend compte que ce afin que viennent d’auprès du Seigneur des moments de rafraîchissement n’a aucune signification précise et ne veut rien dire du tout, il y a lieu d’aller rechercher dans l’enseignement complet de l’auteur – en l’occurrence dans les écrits de saint Pierre, puisque c’est lui qui parle – les passages où il est question du Retour du Christ et des événements qui le précèdent ou l’accompagnent. Même les personnes peu au courant des Ecritures pensent immédiatement au très célèbre passage de sa deuxième Epître où nous sont annoncées clairement et de façon saisissante les circonstances dans lesquelles se produira le Retour du Christ.

Mais les cieux qui existent actuellement, et la terre sont gardés par la même Parole [de Dieu] et réservés pour le feu au jour du jugement et de la perdition des hommes impies…
Or, comme un voleur surviendra le Jour du Seigneur, au cours duquel les cieux seront emportés par une énorme tempête, les éléments se dissoudront sous l’effet de la chaleur et la terre avec toutes les oeuvres qu’elle contient sera brûlée.
Puisque toutes ces choses doivent être dissoutes, quel zèle ne devez-vous pas avoir pour vous livrer à de saintes conversations et à des oeuvres de piété,
attendant et hâtant la venue du Jour du Seigneur, au cours duquel les cieux embrasés se dissoudront et où les éléments se liquéfieront sous l’ardeur du feu? II Pierre 3, 7/10-12
Saint Pierre nous enseigne donc qu’avant le temps de la restitution de toutes choses, la terre et toutes les oeuvres qu’elle contient seront brûlées par les cieux en dissolution précipités sur la terre dans une effroyable tempête pour la perdition des hommes impies. Qui croit encore à cette fin catastrophique du monde si clairement annoncée par saint Pierre? En paroles, certainement beaucoup de personnes. Mais en pratique, c’est-à-dire en mettant son comportement en accord avec sa croyance, une infime minorité. C’est d’ailleurs ce qu’a prophétisé saint Pierre dans la même Epître… et c’est ce que la Bienheureuse Vierge Marie a montré à Fatima le 13 octobre 1917, lorsque le soleil s’est précipité par trois fois vers la terre pour rappeler qu’un Jour viendrait, LE JOUR DU SEIGNEUR, où le soleil et les astres se précipiteront sur la terre pour la brûler entièrement à cause de l’incrédulité et de l’impiété des hommes. Après cette interrogation et cette constatation, et pour revenir au sujet traité ici, il est évident que lorsque saint Pierre parle des tempora refrigerii, en rapport avec le rétablissement du Royaume d’Israël et de la restitution de toutes choses, il parle de l’état du monde après l’embrasement, c’est-à-dire lorsque les éléments se seront refroidis, pour permettre précisément une restitution de toutes choses, ainsi que saint Pierre l’affirme avec non moins de force que de précision en II Pi 3, 13:
CAR NOUS ATTENDONS DE NOUVEAUX CIEUX ET UNE NOUVELLE TERRE SELON SA PROMESSE, OÙ LA JUSTICE HABITERA.
Après cette référence à l’enseignement complet de saint Pierre concernant les circonstances du Retour du Christ et en ajoutant que le mot conspectus veut dire action de voir, vue matérielle ou vue de l’esprit et que le mot praedicatus veut dire préché et non pas destiné comme l’interprète Osty, la traduction complète et exacte de la citation de saint Pierre, en cette phase particulièrement importante de l’histoire de l’Eglise, est la suivante:
Faites donc pénitence et convertissez-vous, afin que vos péchés soient effacés,
puisque et lorsque, selon le plan de Dieu, viendront les temps du refroidissement [des éléments embrasés] et que sera envoyé Celui qui vous est préché, Jésus Christ,
que le Ciel doit garder jusqu’au temps de la restitution de toutes choses, dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints Prophètes depuis des siècles.

Les textes cités nous apprennent par conséquent qu’après le grand embrasement de toute la création pour la perdition des hommes impies, il y aura, selon le plan de Dieu [a conspectu Domini], Dieu étant le Maître absolu de toute Sa création et fixant souverainement et seul les temps et les moments, une restitution de toutes choses à partir des éléments refroidis – la forme seule a été détruite et non la substance. Alors ces éléments, à la Parole de Dieu, reformeront les cieux nouveaux et la terre nouvelle où la justice habitera. Ce n’est qu’à ce moment-là, selon la voix de tous les saints Prophètes, que le Royaume d’Israël sera rétabli avec Jésus, Fils de David, comme Roi éternel. Tel est le plan divin révélé par les Ecritures. Il s’agit de vérités dogmatiques, que l’homme est entièrement libre d’accepter, ou de refuser, pour son salut ou damnation éternels. C’est assez dire que la FOI est la condition sine qua non du salut, car, comme le dit lapidairement saint Marc: Qui crediderit, et baptizatus fuerit, salvus erit; qui vero non crediderit, condemnabitur – Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; mais celui qui ne croira pas sera condamné. [Marc 16, 16]

Avant de poursuivre l’exposé des vérités dogmatiques concernant le rétablissement du Royaume d’Israël telles qu’elles sont clairement annoncées dans les Ecritures, il y a lieu de dénoncer ici une des erreurs les plus tragiques de cette fin du vingtième siècle: celle de vouloir faire croire que l’établissement de ceux qui actuellement se disent juifs, c’est-à-dire ceux qui nient farouchement que Jésus est le Messie, sur les terres promises par Dieu au Père des croyants, Abraham, en possession éternelle, soit le début du retour du Peuple d’Israël dont il est question dans l’Ancien et le Nouveau Testament. Cette erreur est répandue non seulement par la secte issue de Vatican II, la pseudo-église conciliaire, mais par ceux qui se disent les champions de la Tradition, tout en ignorant superbement les Ecritures. Ainsi, un H. Le Caron, dans un livre publié en 1987, aux Editions FIDELITER et intitulé: DIEU EST-IL ANTISÉMITE? l’infiltration judaïque dans l’Eglise conciliaire [titre au demeurant injurieux pour Dieu, car si Dieu est «ANTI-TALMUDISTE», Il ne saurait être «antisémite»] écrit:

J’ai exposé dans le “Mystère d’Israël” que le rassemblement d’Israël sur la terre de ses ancêtres, après deux mille ans de dispersion, était un fait unique dans l’histoire de l’humanité et un signe des temps. Ce fait miraculeux avait été annoncé par les prophètes d’Israël, spécialement par Ezéchiel, par Notre Seigneur lui-même et par l’Apôtre saint Paul. [p.174]

L’auteur prophétise ensuite la conversion nationale d’Israël qui interviendra après la défaite de Gog, dont il est question aux chapitres 38 et 39 d’Ezéchiel, Gog étant assimilé à l’URSS ayant fait alliance avec certains pays arabes les plus fanatiques, et il ajoute (p.180/1) :

Cette conversion d’Israël marquera le terme “de la fin du temps des nations” annoncée par le Seigneur lui-même quand il montait à Jérusalem pour y subir sa passion. Cette fin du temps des nations qui a commencé en 1967 avec la reconquête de Jérusalem par les Juifs (guerre des Six Jours) et qui correspond à la période du rassemblement doit finalement aboutir à la conversion, comme cela a été prophétisé par Ezéchiel (Chap. XXXVII):
Voici que je vais ouvrir vos tombeaux
et je vous ferai remonter hors de vos tombeaux
O mon peuple et je vous ramènerai
sur la terre d’Israël. (Rassemblement)
Je mettrai mon esprit en vous (conversion)
et vous vivrez (de la vie de la foi).
Si la prochaine période de l’histoire de l’humanité, après les convulsions du monde actuel fondé sur l’orgueil de l’homme, est celle du triomphe du Coeur Immaculé de Marie et du Sacré Coeur, triomphe annoncé par la Vierge elle-même, (rue du Bac, à Pellevoisin et à Fatima), il est très probable que la mère de Dieu convertira ceux de son peuple qui constituent la véritable postérité d’Abraham.
D’ailleurs, nous l’avons dit, l’heure de la fin des temps des nations, c’est-à-dire du privilège religieux des nations sur Israël a sonné lors de la reconquête de Jérusalem par les Juifs en 1967.
Il est à remarquer que le rassemblement d’Israël et la reconquête de Jérusalem se sont effectués dans un laps de temps assez réduit puisque la déclaration Balfour autorisant les Juifs à retourner en Terre sainte date de 1917.
La deuxième phase, c’est-à-dire la conversion ne devrait plus maintenant tellement tarder. [p. 184-185]

Si toutes les citations précédentes ont été choisies, c’est qu’elles traduisent de façon assez complète et précise les idées néfastes qui sont propagées non seulement par la secte conciliaire ou dans les milieux qui se disent “traditionalistes”, mais pratiquement dans l’ensemble des sectes qui se prétendent chrétiennes. Or, oser affirmer que la Déclaration Balfour du 2 novembre 1917 concernant l’établissement d’un foyer national juif en Palestine serait le commencement de la réalisation des multiples prophéties qui annoncent le retour du VRAI Peuple juif – c’est-à-dire le Peuple constitué par tous ceux qui ont cru en espérance à la Venue du Messie et ont cru en Lui en réalité après son In¬carnation – à Jérusalem, en Palestine et sur toutes les terres promises par serment éternel à Abraham, une telle affirmation n’est pas qu’une interprétation erronée des Ecritures, mais la contradiction et la négation de ces mêmes Ecritures. En effet les textes sacrés sont formels: c’est l’incrédulité et l’impiété des hommes engendrant tous les vices qui fera descendre sur la terre le feu du ciel. Ce châtiment par le feu prédit notamment par saint Pierre est destiné en premier lieu aux chrétiens APOSTATS et aux juifs qui ont persisté jus¬qu’à la fin dans leur INCREDULITE, car nous dit saint Paul dans sa première Epître aux Thessaloniciens, sur ces juifs incrédules et persistant dans leur incrédulité est tombée la colère de Dieu et elle y demeurera jusqu’à la fin, c’est-à-dire jusqu’au Jour du Seigneur qui est précisément le Jour du grand châtiment, le Jour de la Colère de l’Agneau. Et c’est immédiatement après CE JOUR que le Christ reviendra. Cette incrédulité et cette impiété seront d’ailleurs telles et si généralisées que Jésus s’est demandé s’Il trouverait encore de la foi sur la terre lors de son Retour.

En outre, le Christ nous a dit et répété que son Royaume n’était pas de CE monde, c’est-à-dire du monde engendré par le péché originel par lequel le mal et la mort ont fait leur entrée dans le monde créé parfait selon son ordre par Dieu. C’est par conséquent lors de la restitution de toutes choses après l’embrasement général, sous des cieux nouveaux et sur une terre nouvelle que le Royaume d’Israël sera rétabli avec à sa tête, le Roi éternel, Jésus, Fils de David, après son Retour en Gloire, Puissance et Majesté. Voilà ce que prédisent les Textes sacrés. N’en déplaise à tous les commentateurs qui prennent leur voeu pour la réalité, il n’y a pas une seule prophétie ou affirmation dans toutes les Ecritures qui parlerait d’une conversion nationale d’Israël juste avant le Retour du Christ. Comme déjà mentionné plus haut, l’état du monde juste avant ce Retour est caractérisé par l’incrédulité et l’impiété généralisées et non par la conversion massive des juifs incrédules qui auraient enfin accepté de reconnaître en Jésus le Messie promis. Si tel était le cas, si vraiment le peuple juif se convertissait avant ce Retour, est-il seulement pensable que Jésus, la Vérité Incarnée, ait pu complètement se tromper lorsqu’Il déclara: Lorsque le Fils de l’homme reviendra, trouvera-t-il encore de la foi sur la terre? Il faut le répéter: à la veille du Retour du Christ l’incrédulité et l’impiété sont telles que ce sont elles qui provoquent le déluge de feu et il est impensable, parce qu’effroyablement blasphématoire, d’affirmer que Dieu choisirait alors et précisément l’époque où les juifs se convertiraient en masse, pour déclencher ce déluge de feu qui doit obligatoirement précéder le Retour du Christ, car le Fils de l’homme ne saurait revenir en Gloire et Majesté sur une terre souillée par la multitude des péchés et des crimes des hommes depuis le péché originel. Ce SALUT de tout Israël se réalisera toutefois, comme l’a prédit saint Paul, mais il ne se produira pas AVANT le Retour du Fils de l’homme, mais juste APRES ce Retour, lorsqu’ils crieront: Hosanna au Fils de David, béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur !

Le Caron croit justifier cette conversion nationale d’Israël par la très célèbre prophétie d’Ezéchiel concernant les ossements desséchés et qui reprennent vie. Il l’interprète donc dans un sens exclusivement spirituel. Il paraît avoir fait sienne la déclaration péremptoire d’Osty, commentant les versets 12 et 13 du chapitre 37 d’Ezéchiel: ‘Je vous ferai monter de vos tombes’, il n’est pas question de résurrection des morts. Or, tous les commentateurs de ces mêmes versets, les saints Justin, Irénée, Augustin, Epiphane, Ambroise, etc., ont tous vu dans ces versets le texte majeur de l’Ancien Testament proclamant précisément LE DOGME DE LA RESURRECTION DES MORTS. Et il en est bien ainsi, car cette prophétie a déjà eu une première phase de réalisation concrète, ainsi que le rapporte saint Matthieu:

Les sépulcres s’ouvrirent: et beaucoup de corps des saints qui étaient dans le sommeil [de la mort] ressuscitèrent;
Et sortant de leurs tombeaux après Sa Résurrection, ils vinrent dans la cité sainte et apparurent à beaucoup de personnes. Matth. 27, 52-53.

Comme chacun peut le lire et le méditer, saint Matthieu nous enseigne d’une façon claire et précise, dans les termes eux-mêmes de la prophétie d’Ezéchiel, la réalisation concrète et matérielle du dogme de la résurrection des morts. Comment peut-on oser prétendre, après lecture des deux textes, que la prophétie pourrait être interprétée d’une manière purement allégorique et spirituelle et signifier ainsi une prétendue conversion nationale d’Israël? Sous peine de traiter saint Matthieu de menteur et d’imposteur – ce que n’hésite pas à faire le juif Jules Isaac qui nourrit une haine particulière contre l’Evangéliste Matthieu – beaucoup de saints sont sortis en toute réalité de leurs tombeaux annonçant ainsi d’une façon éclatante que le début de la réalisation de la prophétie était désormais venu, puisque Jésus, L’UNIQUE REDEMPTEUR, par son Sacrifice sur la Croix et par sa Résurrection avait désormais vaincu la mort. Cette première résurrection de nombreux saints éminents, morts avant la venue du Messie dans ce monde et morts dans l’ardente espérance de cette venue, est l’annonce et la préfiguration de la résurrection de tous les saints – et non pas de tous les hommes – qui seront jugés dignes d’entrer dans le Royaume lorsqu’il sera rétabli sous des cieux nouveaux et sur une terre nouvelle. Saint Paul nous annonce cette résurrection avec une très grande précision :

Mais nous ne voulons pas frères, vous laisser dans l’ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis [dans la mort], afin que vous ne vous attristiez pas comme le font ceux qui ne possèdent pas l’espérance.
Ainsi nous vous disons dans la Parole du Seigneur, que nous, qui vivons, qui constituons le reste [attendant] l’avènement du Seigneur, nous ne précéderons pas ceux qui se sont endormis.
Parce que le Seigneur en Personne, lorsque l’ordre [aura été donné par le Père et transmis] par la voix de l’Archange et la trompette de Dieu, descendra du ciel: alors ceux qui sont morts dans le Christ ressusciteront les premiers.
Ensuite, nous qui vivons, qui constituons le reste, nous serons emportés avec eux dans les nuées à la rencontre du Christ dans les airs et nous demeurerons toujours avec le Seigneur.
Consolez-vous donc les uns les autres dans ces paroles. I Thess.. 13-18.

Saint Paul nous indique donc avec une clarté fulgurante quand s’accomplira de façon parfaite et totale la prophétie d’Ezéchiel, c’est-à-dire lors du Retour du Christ, lorsque les corps de tous les saints ressusciteront et sorti¬ront de leurs tombeaux et seront emportés dans les nuées, avec le petit reste des croyants encore en vie, à la rencontre du Christ Seigneur venant rétablir le Royaume d’Israël sur une terre purifiée au préalable par le déluge de feu. Il est à noter tout spécialement que saint Paul ne parle pas du tout de la résurrection de tous les hommes, qui devra donc intervenir plus tard et dans d’autres circonstances, mais uniquement de ceux qui seront dignes d’entrer avec le Christ dans son Royaume. Le texte de l’Apôtre des Nations est en conformité parfaite avec le texte suivant de l’Apôtre saint Jean :

Et je vis un Ange descendre du ciel ayant la clef de l’abîme et une grande chaîne dans la main.
Il saisit le dragon, l’antique serpent, qui est le diable et Satan, et l’enchaîna pour mille ans;
Il le précipita dans l’abîme, le ferma sur lui, et le scella, afin qu’il ne puisse plus séduire les peuples jusqu’à ce que les mille ans soient accomplis; après cela il doit être délié pour un peu de temps.
Je vis alors des trônes et ceux qui s’assirent dessus, et le pouvoir de juger leur fut donné: je vis encore les âmes de ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage rendu à Jésus et à la Parole de Dieu, ceux qui ne se soumirent pas entièrement à la bête ni à son image et ne laissèrent pas imprimer son caractère dans leurs pensées et dans leurs actions [le front étant le symbole de la pensée et la main celui de l’action]. [C’est pour cette raison] qu’ils ont vécu et régné avec le Christ pendant mille ans.
Les autres morts ne ressuscitèrent pas, jusqu’à ce que les mille ans soient accomplis. Ceci est la première résurrection.
Heureux et saint qui a part à la première résurrection: car sur eux la seconde mort n’a pas de pouvoir, mais ils seront les prêtres de Dieu et du Christ et régneront avec Lui pendant mille ans.
Mais lorsque les mille ans seront accomplis Satan sera désenchaîné de sa prison et il en sortira pour séduire les peuples qui vivent aux quatre coins du monde, Gog et Magog, et il les rassemblera pour la guerre, leur nombre étant comme celui du sable de la mer… [Apoc. XX, 1-7]

Si l’on se réfère à tous les textes qui ont déjà été cités dans cette Etude, et pour clarifier au maximum les idées, l’on se rend compte que le dogme catholique, qui n’est que l’exposé des vérités contenues dans les Ecritures et la Tradition authentique, nous enseigne qu’il y aura un Royaume futur dont le début sera fixé par l’Autorité souveraine de notre Père; ce Royaume ne pourra être établi qu’après la purification de tous les éléments par le feu et lorsque des cieux nouveaux et une terre nouvelle auront été reformés par la Puissance de Dieu; seuls les saints, c’est-à-dire ceux qui se seront libérés du pouvoir de la Bête dans leur pensée et dans leurs actions pendant le temps d’épreuve qu’est la vie engendrée par le péché originel, ressusciteront au Retour du Christ en Gloire et Majesté et pourront Le rejoindre sur les nuées du ciel et entrer ensuite dans ce Royaume pour régner avec le Christ comme Roi. Il ne s’agit pas encore du Royaume définitif et éternel, puisque l’Ecriture nous dit qu’il sera limité à mille ans, ce qui veut dire une multitude indéfinie de siècles. [Evidemment, pour les saints qui ont été jugés dignes d’y entrer c’est aussi le début du Royaume éternel, puisque le texte dit que la seconde mort n’a pas de pouvoir sur eux.]

Le Symbole de Nicée-Constantinople est très clair à ce sujet. Le dernier article de foi est ainsi énoncé ET EXSPECTO RESURRECTIONEM MORTUORUM, ET VITAM VENTURI SAECULI – ET J’ATTENDS LA RESURRECTION DES MORTS ET LA VIE DU SIECLE A VENIR. S’il s’agissait du Royaume éternel, les Pères de Nicée auraient écrit: et vitam in saecula saeculorum, expression consacrée pour signifier L’ETERNITE. Si les Pères ont employé le mot siècle au singulier, c’est pour proclamer comme dogme de foi la croyance unanime des chrétiens des premiers siècles en l’établissement d’un Royaume intermédiaire entre celui représenté par l’Eglise ayant mission d’enseigner jusqu’aux extrémités de la terre avec l’assistance de l’Esprit Saint et le Royaume final et définitif. On constate par conséquent qu’il y a trois aspects ou trois phases successives dans l’établissement du Royaume. Celui-ci est tout d’abord constitué par l’Eglise qui est régie par l’Esprit Saint, selon les déclarations formelles de Jésus. Il s’agit en toute réalité dans cette première phase du REGNE DE L’ESPRIT SAINT, la substance du Royaume étant toute spirituelle puisque résidant dans des corps condamnés à mort par décomposition en juste punition du péché originel. La deuxième phase est incontestablement LE REGNE DU FILS, puisque le Texte sacré déclare que les saints qui auront été jugés dignes de participer à la première résurrection règnent avec le Christ pendant mille ans. Tous les saints, et c’est même une caractéristique de la sainteté, ont désiré avec ardeur, avec véhémence, en constatant l’injustice foncière du monde qui est totalement sous l’empire du démon, mundus totus in maligno positus est [I Jean 5, 19], l’établissement d’un Royaume dans lequel le Christ serait Roi. Ce voeu est exaucé et ce sera sous les cieux nouveaux et sur la terre nouvelle où la Justice habitera que le Christ règnera avec ses saints pendant mille ans. Ce n’est toutefois pas une sorte de retour au Paradis terrestre, ce qui est impossible à cause de la faute originelle, mais une restitution de toutes choses après leur purification par le feu. Pendant ce Règne du Christ, Satan sera enchaîné et il n’est dès lors pas surprenant qu’il mette tout en oeuvre pour faire nier ce Royaume intermédiaire puisque pendant tout ce temps l’ennemi du genre humain ne pourra plus séduire les hommes pour les entraîner avec lui en enfer. A la fin du Règne du Christ il sera toutefois désenchaîné pour une courte période et il séduira une multitude d’hommes qui sera dévorée par le feu du Ciel. Alors, après cette phase ultime de l’histoire du Salut, commencera pour les siècles des siècles, c’est-à-dire pour l’éternité, LE REGNE DU PERE. Telles sont les vérités exposées dans les Ecritures et qui n’ont pas besoin d’être “interprétées” puisqu’elles ne présentent ici aucune obscurité, les affirmations étant immédiatement compréhensibles pour tous.

Après lecture et méditation des citations faites dans cette étude, comment expliquer la négation catégorique du REGNE DE MILLE ANS annoncé par le Disciple que Jésus aimait? Car il s’agit bien d’une négation catégorique, ainsi que nous pouvons le lire par exemple dans le Catéchisme de l’Oratoire, publié en 1987, pour l’instruction des chrétiens restés fidèles à l’enseignement multiséculaire de l’Eglise. Dans ce catéchisme, non encore publié en français, la question 625, p. 276, est ainsi rédigée:

Kommt nach dem Antichrist das 1000jähriges Reich?
Nein, es wird nach dem Antichrist kein 1000jähriges Reich geben.

Es ist unwahrscheinlich, dass nach dem Antichrist eine Zeit der Blüte für die Kirche in einem 1000jährigen Reich folgt (Offb 20,4), nach der der Satan erneut Macht gewinnt und dann erst endgültig in die Hölle verbannt wird (Offb 20,10). Vielmehr ist anzunehmen, dass mit dem 1000jährigen Reich die glorreiche Zeit der Kirche von der Besiegung des Satans am Kreuz bis zu ihrem Niedergang zu Beginn der Endzeit, wo der Satan aus seinem Kerker wieder losgelassen wird, gemeint ist. Das ist die Überzeugung des heiligen Augustinus. Ausserdem ist die Vernichtung des Antichrist eng mit der Wiederkehr Christi verbunden (2 Thess 2,8). Das aber schliesst nicht aus, dass in der Endzeit vor dem Antichrist noch einmal eine kurze Blütezeit der Kirche eintritt (Rom 11,12).

Le règne de mille ans viendra-t-il après l’Antichrist?
Non, il n’y aura pas de règne de mille ans après l’Antichrist.

Il est invraisemblable qu’après l’Antichrist suive un temps d’épanouissement pour l’Eglise en un règne de mille ans (Apoc 20,4), après lequel Satan retrouvera sa puissance et seulement ensuite sera définitivement rejeté en enfer. Il est beaucoup plus admissible d’imaginer que le règne de mille ans représente la période glorieuse de l’Eglise depuis la défaite de Satan par la Croix jusqu’à son déclin au commencement du temps de la fin, où Satan sera à nouveau relâché de sa prison. C’est la conviction de saint Augustin. De plus l’anéantissement de l’Antichrist est étroitement lié au Retour du Christ (2 Thess 2,8). Mais cela n’exclut pas qu’au temps de la fin avant l’Antichrist survienne une courte période d’épanouissement de l’Eglise (Rom 11,12).

Comme chacun peut le constater la négation du REGNE DE MILLE ANS est effectivement catégorique et le texte de justification de ce refus est, comme nous le démontrerons d’ailleurs facilement, un tissu de confusions et de contradictions. Pour ce faire, il est indispensable de reprendre point par point le texte de la justification. L’auteur du Catéchisme de l’Oratoire commence par affirmer : Il est invraisemblable… La vraisemblance n’a jamais été, n’est pas et ne sera jamais un critère en matière de vérité et de foi. Par exemple, il est tout à fait invraisemblable pour l’esprit humain qu’il puisse exister un Etre unique en Trois Personnes distinctes. C’est néanmoins ce que nous affirmons par la foi lorsque nous proclamons le dogme de la Très Sainte Trinité. Pour prendre un autre exemple: il est invraisemblable que les corps puissent ressusciter après leur décomposition. Nous affirmons néanmoins avec toute certitude que ces corps ressusciteront effectivement, en nous basant non pas sur la vraisemblance ou l’invraisemblance d’une telle affirmation mais sur la foi en la Parole de Dieu. Ainsi, placer comme criterium de vérité ce qui semble vrai pour l’esprit humain, comme le font les rédacteurs du catéchisme, c’est tomber dans le rationalisme, qui fait de l’intelligence humaine la norme absolue de la vérité. C’est la négation même de la foi.

Qu’est-ce qui paraît invraisemblable, c’est-à-dire incroyable, aux auteurs du catéchisme?: …qu’après l’Antichrist suive un temps d’épanouissement pour l’Eglise… Et pourquoi pas? est-on immédiatement tenté de répondre, si les Ecritures l’affirment et si telle est la Volonté de Dieu, même si cela paraît invraisemblable à l’intelligence humaine. Pour juste que semble être cette réponse, elle n’est toutefois pas adéquate. En effet, les rédacteurs parlent d’épanouissement pour l’Eglise après l’Antichrist. Or, les Ecritures ne parlent nullement de l’épanouissement pour L’EGLISE – Zeit der Blüte für die KIRCHE, mais de l’établissement du Royaume. Il s’agit par conséquent de deux réalités distinctes, qu’il est non seulement dangereux de confondre mais qu’il est impératif de délimiter, l’Eglise étant la Communauté des croyants luttant contre le mal et le péché pour mériter par grâce d’entrer dans le Royaume; le Royaume étant la juste récompense promise aux triomphateurs de ce combat contre leurs passions mauvaises, contre le monde régi par Satan et contre Satan lui-même, qui n’ont par conséquent plus à continuer la lutte contre Satan, puisqu’avec la grâce ils l’ont définitivement vaincu et sont désormais dignes d’entrer dans le Royaume dont le Christ est le Roi. En d’autres termes, l’Eglise est la Communauté des croyants et des pseudo-croyants luttant ou faisant semblant de lutter pour mériter d’entrer dans le Royaume, le Royaume étant la Communauté dans laquelle seuls parviendront les VRAIS croyants en juste récompense d’avoir été considérés comme… les ordures et les balayures du monde, selon les termes employés si justement par l’Apôtre des Nations dans sa première Epître aux Corinthiens au verset 13, du chapitre 14.

L’erreur fondamentale provient par conséquent de la confusion entre Eglise et Royaume, qui sont deux réalités distinctes. Cette grave erreur engendre alors toutes les contradictions et aboutit fatalement à l’hérésie d’abroger et de nier une multitude de passages tant de l’Ancien que du Nouveau Testament. Si les auteurs du catéchisme, et tous ceux qui partagent leur opinion erronée, avaient lu, relu et médité le premier chapitre des Actes des Apôtres, ils ne seraient certainement pas tombés dans une erreur aussi flagrante. Ce premier chapitre est en effet capital pour la compréhension de ce qu’est en réalité le Royaume promis. Saint Luc nous apprend qu’après sa Passion et sa Résurrection Jésus est apparu pendant quarante jours à ses Apôtres LOQUENS DE REGNO DEI – LEUR PARLANT DU ROYAUME DE DIEU [Actes 1, 3]. Comme mentionné au tout début de cette Etude, les Apôtres Lui demandent alors quand ce Royaume d’Israël, dont Il est le Roi, sera rétabli. Jésus leur répond qu’il le sera au temps fixé par le Père, qui seul a le pouvoir de décider la date du Retour du Fils de l’homme pour effectuer ce Rétablissement. Après avoir clairement indiqué qu’il ne leur appartenait pas de connaître la date du rétablissement du Royaume, Jésus leur indique alors de façon précise LEUR MISSION, non pas dans le Royaume, mais DANS L’EGLISE FONDEE SUR PIERRE:

Mais vous recevrez la Vertu de l’Esprit Saint descendant en vous, et vous serez mes témoins dans Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’à l’extrémité de la terre. [Actes 1, 8]

Contrairement à l’affirmation fallacieuse du catéchisme de l’Oratoire, il est indubitablement prouvé par les textes de l’Ecriture qu’après l’Anti-Christ il y aura le Retour du Fils de l’homme pour rétablir le Royaume d’Israël, qui est une seule et même entité avec le Royaume de Dieu, puisque le Christ est vrai Dieu et vrai homme. Ayant commis l’erreur de confondre Eglise et Royaume, les rédacteurs sont alors contraints de placer le règne de mille ans, qu’il ne leur est pas possible de nier purement et simplement, pendant le temps de l’Eglise qui court donc de sa Fondation sur Pierre au Retour du Fils de l’homme. Cette interprétation pourrait éventuellement être envisagée, si le Texte sacré ne donnait pas une précision tout à fait capitale. Pendant ce temps de mille ans, SATAN SERA ENCHAÎNE, de sorte que pendant toute cette période il ne pourra plus séduire les Nations. Si au quatrième siècle une telle hypothèse pouvait encore être avancée, en imaginant que l’Eglise finirait par convertir toutes les Nations jusqu’aux extrémités de la terre et qu’ainsi une très longue période de paix règnerait entre toutes les Nations dans le monde entier, puisque Satan ne pourrait plus les séduire, une telle hypothèse au vingtième siècle est non seulement INSOUTENABLE, mais prouverait la déficience mentale de qui la soutiendrait… ou sa malice. Depuis sa Fondation l’Eglise a été en butte à la haine inextinguible de l’ennemi du genre humain rôdant sans cesse et sans fin comme un lion dévorant, dit l’Ecriture. L’histoire de l’Eglise n’est qu’une suite de persécutions, comme le Christ l’avait prédit maintes et maintes fois: persécutions par les juifs renégats et déicides, persécutions par l’Empire romain, persécutions par la multitude des hérétiques, persécutions et schismes par les hiérarques des églises orientales, persécutions par l’Islam, persécutions par la décadence effroyable du clergé, persécutions par les Rois et les Princes dits chrétiens, persécutions par la prétendue Renaissance, véritable retour au paganisme, persécutions par la multitude des réformateurs du seizième siècle, persécutions par l’athéisme théorique et pratique, persécutions par le MODERNISME, EGOUT COLLECTEUR DE TOUTES LES HERESIES qui a finalement abouti à L’APOSTASIE MASSIVE DU CLERGE – PAPES EN TÊTE – LORS DU BRIGANDAGE DE VATICAN II, date officielle de la fondation de la secte qui a remplacé l’Eglise. Où placer, dans cette liste qui est très loin d’être complète, une très longue période, mille étant le chiffre de la multitude, pendant laquelle l’Eglise en général et tous les fidèles en particulier n’auraient plus eu à soutenir de luttes contre Satan parce que celui-ci aurait été incarcéré et mis dans l’impossibilité de nuire? La réponse est simple: A NULLE EPOQUE, l’Eglise étant précisément la période pendant laquelle tous les croyants doivent lutter sans relâche contre leurs passions déréglées, contre le monde régi par Satan et contre Satan lui-même dont l’entreprise de séduction et de destruction ne marque pas le moindre temps d’arrêt. Voilà ce que nous prouvent l’histoire et l’expérience. Les tenants de cette hypothèse insoutenable avancent alors comme argument que par cette incarcération de Satan pendant mille ans il faut entendre le temps écoulé entre sa défaite par la Croix et le temps de la fin du monde où il sera désenchaîné pour une courte période. S’il est bien exact que Jésus a vaincu Satan par la Croix, cela n’implique nullement qu’Il l’a incarcéré pour mille ans, puisque l’Ecriture, la théologie, l’histoire et l’expérience prouvent à satiété que depuis le Sacrifice de la Croix Satan s’est déchaîné sans relâche contre l’Eglise, que son combat acharné n’a pas cessé de s’amplfier et qu’il est au summum de sa puissance de malfaisance à la veille du Retour du Fils de l’homme, qui reviendra précisément pour détruire son empire du mal et l’enfermer en enfer pendant mille ans, la Bête, c’est-à-dire l’ensemble de tous ceux qui ont organisé le monde sans Dieu et contre le seul vrai Dieu selon les plans de Satan, et le pseudo-prophète, c’est-à-dire l’ensemble des clergés qui se sont prostitués à ce même monde, étant engloutis vivants par le déluge de feu annoncé par saint Pierre et l’Apocalypse. Les rédacteurs ajoutent en guise de conclusion: De plus, l’anéantissement de l’Antichrist est étroitement lié au Retour du Christ (2 Thess. 2,8). Mais cela n’exclut pas qu’au temps de la fin avant l’Antichrist survienne une courte période d’épanouissement de l’Eglise (Rom. 11,12). C’est effectivement le souffle de la Venue du Christ, c’est-à-dire la gigantesque tempête et le déluge de feu, prédit par saint Pierre qui engloutiront la Bête et le Pseudo-Prophète ou Anti-Christ, c’est-à-dire le pseudo-clergé qui s’est doté d’un pseudo-pape, prophétisant le rétablissement d’une sorte de paradis terrestre après l’an 2000 sur cette terre souillée par la multitude des péchés et des crimes des hommes depuis le déluge d’eau, para¬dis où fleurira ce qu’il appelle la civilisation de l’amour. Ceci dit, il faut prendre la peine d’aller lire ce qui est dit dans l’Epître aux Romains 11, 12, pour découvrir en quoi consiste cette courte période d’épanouissement de l’Eglise avant l’Antichrist et qui est donc distincte de la très longue période définie par l’expression REGNE DE MILLE ANS. Ce verset est le suivant:

Quod si delictum illorum divitiae sunt mundi, et diminutio eorum divitiae gentium: quanto magis plenitudo eorum?
Que si les richesses du monde sont consécutives à la faute de ceux-ci [des juifs], et les richesses des nations consécutives à leur amoindrissement: combien plus leur plénitude?

Il s’agit donc de la conversion nationale d’Israël dont il a déjà été question au début de ce texte. Selon leur système, les rédacteurs sont obligés de la placer juste avant le temps de l’Anti-Christ, et par conséquent juste avant le déluge de feu qui précédera immédiatement le Retour du Christ. Comme cela a déjà été exposé dans les études antérieures, mais qu’il est indispensable de répéter ici, ce que l’on appelle la conversion du peuple juif avant le Retour du Christ est une erreur d’interprétation du texte de saint Paul en Rom. 11, 15, qui déclare:

Si enim amissio eorum, reconciliatio est mundi: quae assumptio, nisi vita ex mortuis?

En effet, si leur perte est la réconciliation du monde: que sera leur assomption, sinon la vie à partir des morts?

C’est une grave erreur de traduire le mot assumptio par rappel ou conversion et d’attribuer ensuite ce rappel ou conversion à ceux qui se disent juifs, mais ne le sont pas, mais qui sont la synagogue de Satan [Apoc. II, 9; III, 9] et qui sont en vie à la veille du Retour du Christ. Ces juifs incrédules n’ont en effet aucun droit à revendiquer le nom de Juifs, car leur refus obstiné de reconnaître en Jésus le Messie leur fait perdre la qualité de véritable postérité d’Abraham. Par ce refus, ils se font fils du diable, ainsi que Jésus le leur a dit en face: Vos ex patre diabolo estis… Vous êtes de votre père le diable… [Jean 8, 44], car la seule véritable postérité d’Abraham est la postérité par la foi, Isaac étant son fils acquis par sa foi et non par sa chair. Ce ne sont donc que les chrétiens qui reconnaissent en Jésus le FILS UNIQUE DE DIEU ET LE MESSIE qui peuvent revendiquer le titre de VERITABLE POSTERITE D’ABRAHAM, quelle que soit leur “race”, puisque par leur FOI ils sont greffés sur la souche abrahamique, ainsi que l’enseigne saint Paul. Ceci dit, au verset 12, cité par les rédacteurs du catéchisme, saint Paul parle de plenitudo – plénitude du Peuple juif. Si les termes ont encore un sens, et ils l’ont, le mot plénitude veut dire: l’ensemble et la totalité des Juifs, depuis l’origine et jusqu’à la fin, qui ont attendu le Messie, L’ont reconnu et accepté lorsqu’Il est venu, ou se sont convertis dans la suite des siècles. C’est exclusivement en référence à tous ces Juifs-là – qui ont reconnu en Jésus le Messie – que saint Paul s’exprime, et non en référence à la petite minorité de ceux qui se disent juifs et ne le sont pas et qui vivent juste avant le Retour du Messie. Comme les versets 13 et 14 sont placés en incise et rapportent une remarque personnelle de saint Paul, il est évident que pour découvrir le sens exact de la pensée de saint Paul, il faut relier les versets 12 et 15, le verset 15 étant la suite et la conclusion du verset 12:

Que si les richesses du monde sont consécutives à leur faute [des juifs], et les richesses des nations consécutives à leur amoindrissement: combien plus [de richesses ne leur apportera-t-elle pas] leur plénitude?
En effet, si leur perte est la réconciliation du monde: que sera leur assomption, sinon la vie à partir des morts?

Si l’on s’efforce maintenant de donner aux mots employés par saint Paul leur vrai sens – et non celui qu’on désirerait qu’ils aient – il est dès lors possible de connaître avec exactitude et toute certitude sa pensée. L’Apôtre des Nations considère ici la plénitude du Peuple juif, par conséquent depuis Abraham et jusqu’au Retour du Messie. Au moment où il s’exprime, il n’est que trop évident que la toute grande majorité de ce Peuple s’est endormie dans la mort dans l’attente de la résurrection glorieuse pour les saints qui y ont cru ou en réserve du Jugement et de la damnation pour les impies qui ont considéré cette résurrection comme une fable. C’est en pensant à cette majorité que saint Paul parle de assumptio – assomption qui dans le langage religieux a un sens bien précis. C’est le passage d’un état à un autre impliquant l’idée de montée d’un état inférieur à un état supérieur. Il suffit de penser à l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. Ceci dit, le texte de saint Paul devient d’une clarté fulgurante, puisque l’Apôtre donne lui-même la définition du mot assumptio: VITA EX MORTUIS – LA VIE A PARTIR DES MORTS, ce qui est le sens exact du mot RESURRECTION. Comme chacun peut le constater l’analyse correcte de ce texte particulièrement difficile de saint Paul, qui commence par la définition des mots employés par l’Apôtre, condamne de façon catégorique son interprétation sous forme de conversion nationale d’Israël vers la fin des temps. Il parle de vita ex mortuis, donc de résurrection et au moment de la résurrection, il n’y a plus de conversion possible, celle-ci devant s’effectuer pendant le temps de vie accordé par Dieu à chaque individu.

Puisque cette conversion nationale d’Israël ainsi que nous venons de le prouver, n’est pas annoncée dans les versets 12 et 15, serait-elle alors prophétisée en un autre endroit de l’Epître aux Romains? Pour répondre à cette question, il suffit de lire, relire et analyser le contexte. Le refus du Messie et sa condamnation à mort par les juifs provoquent en saint Paul une tristesse profonde et une douleur continuelle, au point d’oser s’exclamer: Optabam enim ego ipse anathema esse a Christo pro fratribus meis – je désirais en effet être moi-même anathème, séparé du Christ pour mes frères [9, 3] lorsqu’il pense à tous les dons inestimables par lesquels Dieu a comblé les Israélites: Pacte d’Alliance, adoption comme fils et finalement Incarnation du Christ dans la postérité d’Abraham. Mais il fait immédiatement la rectification suivante:

Car tous ceux qui descendent d’Israël ne sont pas par le fait même Israélites ni tous ceux qui sont de la race d’Abraham ne sont pas tous pour cela ses fils, mais c’est en Isaac que sera désignée la semence, ce qui veut dire que ce ne sont pas les fils selon la chair, qui peuvent être appelés fils de Dieu, mais ceux qui sont les fils de la promesse, [eux seuls] sont réputés être de la semence [d’Abraham].

Après avoir clairement exposé que ce n’est pas par la chair, mais par la foi, que Dieu élit Ses fils, saint Paul constate, en évoquant toute l’histoire d’Israël, que ces fils selon la foi ont toujours constitué une minorité. Et il cite pour le prouver la célèbre prophétie d’Osée en 2, 24, puis celles d’Isaïe en 10, 22 et en 1, 9:

Si fuerit numerus filiorum Israel tamquam arena maris, reliquiae salvae fient… Nisi Dominus sabaoth reliquisset nobis semen, sicut Sodoma facti essemus, et sicut Gomorrha similes fuissemus [Rom. 27 et 29]
Même si le nombre des enfants d’Israël devait être comme le sable de la mer, il n’y aura qu’un reste de sauvés… Si le Seigneur des armées ne nous avait pas laissé une semence, nous aurions été rendus semblables à Sodome et à Gomorrhe.

Saint Paul constate de même avec une indicible amertume qu’il en a été exactement de même au moment de l’Incarnation du Christ; seule une minorité d’Israélites L’ont reconnu et accepté, la grande majorité L’ayant méconnu, refusé et finalement condamné à mort. Après ce crime des crimes, Dieu rejette cet Israël officiel et déicide et décide de se constituer un nouveau Peuple en appelant les Gentils, ce qui était d’ailleurs clairement annoncé par de nombreuses prophéties que cite saint Paul qui s’écrie alors: Dico ergo: Numquid Deus repulit populum suum? Absit! – Je me pose donc la question: Est-ce que Dieu a rejeté son Peuple? Pas du tout! L’Apôtre répond évidemment par la négative et explique que Dieu n’a rejeté que ceux qui ont refusé et condamné à mort le Messie, en constatant une fois de plus, que seule une très petite minorité constitue le vrai Peuple de Dieu, citant à l’appui de son affirmation le cas d’Elie demandant à Dieu justice contre les Israélites apostats.

Mais qu’est-ce que Dieu lui répond? Je me suis réservé sept mille hommes qui n’ont pas fléchi les genoux devant Baal. Ainsi Dieu a sauvé en ce temps un petit reste selon l’élection de la grâce. [Rom. 11, 4-5]

Et c’est encore après avoir rappelé les prophéties d’Isaïe et de David [Is. 6, 9; 29, 10; Ps. 68, 23] concernant l’aveuglement et l’incrédulité de la grande majorité des Israélites que saint Paul écrit le texte des versets 12 et 15 analysés plus haut. Ainsi, dans tout le contexte qui précède, il n’est pas une seule fois question de conversion, et surtout pas de “conversion nationale d’Israël”, mais exclusivement du salut final d’une minorité d’Israélites.

Est-il alors question de conversion dans la suite du texte? Saint Paul évoque effectivement la conversion des Israélites. Après avoir expliqué aux Gentils qu’ils ont été greffés sur l’Olivier, symbole d’Israël, en lieu et place des branches juives qui ont été retranchées à cause de leur incrédulité, saint Paul écrit:

Sed et ille SI NON PERMANSERINT IN INCREDULITATE, inserentur; potens est enim Deus iterum inserare illos
SI [LES JUIFS] NE DEMEURENT PAS DANS LEUR INCREDULITE, ils seront réinsérés, car Dieu est assez puissant pour les insérer à nouveau.

L’Apôtre n’annonce par conséquent nullement la conversion certaine d’Israël, mais mentionne expressément LA CONDITION préalable et indispensable: LA CROYANCE EN LA DIVINITE ET LA MESSIANITE DE JESUS. Or c’est précisément ce que ceux qui se disent juifs et ne le sont pas refusent avec une opiniâtreté et une constance sans faille jusqu’à nos jours. Ce refus et cette incrédulité cesseront-ils un jour? Saint Paul répond lui-même à cette question dans sa première Epître aux Thessaloniciens. Il déclare en effet ceci de ces faux juifs:

[Les juifs] qui ont tué même le Seigneur Jésus, et les Prophètes, et nous ont persécutés, qui ne plaisent pas à Dieu, et sont les adversaires de tous les hommes,
nous empêchant de nous adresser aux nations pour leur apporter la Parole du salut, afin de mettre sans cesse un comble à leurs péchés: CAR LA COLERE DE DIEU EST TOMBEE SUR EUX ET Y DEMEURERA JUSQU’A LA FIN. [I Thess. 2, 15-16]

Lorsque saint Paul écrit jusqu’à la fin, cela veut clairement dire: JUSQU’A LA FIN DU TEMPS AVANT LE RETOUR DU CHRIST, dont il est question dans la même Epître, comme on l’a vu plus haut. L’Apôtre des Nations, dont l’enseignement forme un tout, nous indique par conséquent clairement que la condition requise pour la conversion ne sera pas remplie et que l’incrédulité demeurera jusqu’à la fin. Comment en serait-il autrement, puisque nous savons que ces faux juifs sont symbolisés dans l’Apocalypse par la Tête qui a reçu une plaie mortelle et néanmoins vit, remonte de l’abîme pour aller à sa perte? C’est donc bel et bien une des erreurs les plus tragiques de cette fin du vingtième siècle que de vouloir faire croire que ces faux juifs soient la véritable postérité d’Abraham et que pour cette raison ils se convertiraient en masse avant le Retour du Fils de l’homme, alors que ceux-ci sont partie intégrante et dirigeante de la Bête qui sera jetée vivante dans l’étang de feu lors du Retour du Seigneur.

Comme chacun peut s’en rendre compte, il n’est pas du tout question de conversion des juifs dans les textes analysés. En revanche, saint Paul nous avertit en conclusion:

Je ne veux pas en effet, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous croyiez pas sages à vos propres yeux, à savoir qu’en Israël l’aveuglement n’est tombé que sur une partie, jusqu’à ce que la plénitude des nations soit entrée,
et qu’ainsi tout Israël soit sauvé, comme il est écrit: C’est de Sion que viendra le Rédempteur, qui arrachera et chassera l’impiété de Jacob [Is. 59,20;27,9]
Et c’est cela qui leur servira de Testament de ma part: lorsque j’enlèverai leurs péchés.
Quant à l’Evangile, ils sont ennemis à cause de vous, mais quant à l’élection, ils sont très chers à cause de leurs pères.
Car les dons et la vocation de Dieu sont sans repentir.
Ainsi donc vous aussi autrefois vous ne croyiez pas en Dieu, mais maintenant vous avez obtenu miséricorde à cause de leur incrédulité:
de la même façon eux-mêmes n’ont pas cru en la miséricorde qui vous a été faite, afin qu’eux-mêmes obtiennent aussi miséricorde.
Dieu en effet a enfermé toutes choses dans l’incrédulité, afin de faire miséricorde à tous.
O sublimité des trésors de la sagesse et de la science de Dieu: que ses jugements sont incompréhensibles et insondables ses voies! [Rom. 11, 25-33]

Est-il possible de dire de ces versets écrits en conclusion de l’exposé de saint Paul sur le mystère juif qu’ils sont l’annonce de la conversion nationale d’Israël? Si saint Paul parle de mystère et prend bien soin d’expliquer qu’il s’agit d’une réalité incompréhensible et insondable pour l’intelligence humaine, qui aurait l’audace de conclure qu’il n’y aurait en fait pas de mystère du tout, puisque ce serait l’annonce de la conversion en masse des juifs avant le Retour du Christ? La seule conclusion à tirer est d’affirmer avec l’Apôtre que les voies employées par Dieu pour réaliser le Salut sont impénétrables car Ses jugements sont incompréhensibles pour l’esprit humain, du moins tant qu’il est “immergé” dans la chair. Mais qui dit “mystère” ne dit pas “réalité incompréhensible dans sa totalité”, mais que “la totalité de la compréhension n’est pas possible pour l’esprit humain”. C’est pourquoi saint Paul nous fait voir quelques aspects de ce mystère qui sont accessibles à l’intelligence du croyant éclairée par la foi. Saint Paul parle de plenitudo gentium – plénitude des Nations, comme au verset 12 il parlait de plenitudo eorum – plénitude des Juifs. Quiconque ferait abstraction de tout l’enseignement des Ecritures pourrait conclure qu’avec ce mot de plénitude saint Paul annonce le salut de tous les juifs et de tous les hommes. Or une telle affirmation est en contradiction totale avec les Ecritures qui enseignent que seule une minorité sera sauvée, comme l’a rappelé avec insistance l’Apôtre. Celui-ci parle donc de la plénitude des CROYANTS, et non de l’ensemble et de la totalité de tous les hommes, quelles que soient leurs croyances ou leur incroyance, hérésie condamnée et recondamnée par l’Eglise: Nec enim aliud Nomen est sub coelo datum hominibus, in quo oporteat nos salvos fieri – Car nul autre Nom sous le ciel n’a été donné aux hommes par lequel nous puissions être sauvés, comme le proclame saint Pierre. [Actes 4, 12]

Saint Paul rappelle cette vérité primordiale lorsque, citant Isaïe, il dit que le seul Rédempteur, Jésus, est désormais venu pour sauver tous les croyants parmi les Israélites tout d’abord et ensuite chez les Gentils. Il donne alors une précision de toute première importance: le moment où se produira ce salut. Celui-ci s’effectuera lorsque Jésus arrachera et chassera l’impiété de Jacob; lorsqu’Il ôtera ses péchés. Ce moment est clairement annoncé par les Prophètes Isaïe, Ezéchiel, Daniel ou Zacharie: c’est le JOUR DU SEI¬GNEUR, le Jour du Retour de Jésus, non plus comme Serviteur portant sur Lui tous les péchés, mais comme le Rédempteur rempli de miséricorde pour tous ceux qui ont cru en Lui et comme Juge suprême pour tous ceux qui ont refusé de croire en Lui. Ce n’est que ce Jour-là que la Rédemption deviendra pleinement visible pour tous d’une façon aussi soudaine que fulgurante comme l’éclair. C’est ce Jour-là que l’impiété de Jacob sera arrachée et chassée et les péchés enlevés, ainsi que le Prophète Zacharie, pour ne citer que lui, l’annonce avec toute clarté:

Et erit in die illa, dicit Dominus exercituum, disperdam nomina idolorum de terra, et non memorabantur ultra: et pseudoprophetas, et spiritum immundum auferam de terra.

Et voici ce qui arrivera en ce Jour-là, dit le Seigneur des armées: J’extirperai de la terre les noms des idoles et il n’en restera nulle souvenance; quant aux pseudo-prophètes et à l’esprit immonde, Je les arracherai de la terre. [Za. 13, 2]

C’est très exactement ce que nous dit saint Paul, nous indiquant par conséquent quand omnis Israel salvus fieret – tout Israël sera sauvé c’est-à-dire au Jour du Retour du Fils de l’homme, où, comme Jésus l’a annoncé, ils crieront avec une indicible allégresse: Hosanna au Fils de David: Béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur! En face de la densité, de la complexité, de la concision extrême de ce texte, qui doit être placé dans le contexte de l’enseignement global de l’Apôtre, tous les commentateurs paraissent avoir oublié l’objet même de la question exposée: le refus du Messie et sa condamnation à mort, et à la mort ignominieuse de la Croix, est un crime tellement incommensurable, que tout croyant est en droit de se poser la question de savoir si Dieu n’a pas rejeté en totalité et définitivement un Peuple capable d’un tel forfait, puisqu’il s’agit d’un déicide. Saint Paul répond qu’il n’en est rien et que ce n’est qu’une partie d’Israël qui a commis cet abominable crime, mais tous les Israélites qui se sont sanctifiés sous l’Ancienne Alliance, tous ceux qui, comme lui et tous les Apôtres et Disciples, ont cru en Jésus et sont devenus Ses Messagers – car le salut vient des Juifs, l’Eglise étant fondée sur Simon devenu pierre fondamentale – et tous ceux qui se convertiront dans la suite des siècles, tous ceux-là seront sauvés et pourront entrer dans le Royaume de Jésus, lorsqu’Il reviendra. Saint Paul tient d’ailleurs à préciser que les juifs qui se convertiront seront peu nombreux, puisqu’il dit: …et salvos faciam aliquos ex illis – et que je puisse en sauver quelques-uns d’entre eux [Rom. 11, 14]. L’histoire des vingt siècles écoulés prouve d’une façon éclatante les affirmations de saint Paul: la partie d’Israël qui a refusé le Messie, bien loin de se convertir en masse, a persisté, persiste et persistera jusqu’à la fin dans son refus mettant ainsi sans cesse un comble à ses péchés.

Saint Paul termine par une évocation globale du Salut, qui est finalement un mystère, car les Jugements de Dieu sont incompréhensibles et insondables ses Voies, comme il le dit ailleurs: Nos autem praedicamus Jesum crucifixum: Judaeis quidem scandalum, gentibus autem stultitiam – nous, en effet, préchons le Christ crucifié: véritable scandale pour les juifs et véritable stupidité pour le reste des Nations. [I Cor. 1, 23] Vrai SCANDALE effectivement pour ces juifs qui ont refusé le Messie, puisqu’ils attendaient un messie conquérant, sorte de chef de guerre qui leur donnerait l’hégémonie sur le monde entier. Ils l’attendent toujours d’ailleurs, mais sous une autre forme: le messie qu’ils attendent n’est plus une personne unique, mais ils se sont progressivement persuadés, vu l’écoulement des siècles sans que ce prétendu messie daigne faire son apparition, qu’ils étaient eux-mêmes – c’est-à-dire toute la postérité de ceux qui avec Caïphe ont refusé le vrai Messie et L’ont condamné à la mort ignominieuse de la Croix – ce messie promis et attendu qui doit apporter la lumière au monde et guider toute l’humanité. C’est notamment l’enseignement officiel d’un Wojtyla ou d’un Aaron Lustiger, qui mettent effectivement un comble au péché d’Israël négateur de la Divinité et de la Messianité de Jésus Christ. Comme ces impies se sont introduits dans le Temple de Dieu qui est l’Eglise, qu’ils y sont parvenus à la Tête, qui est la Chaire de saint Pierre, et aux postes de direction, ils réalisent donc en eux-mêmes les signes indiqués tant par saint Jean que par saint Paul par lesquels nous pouvons reconnaître en toute certitude Le et les Anti-Christ, qui usurpent la place du Christ pour mieux Le nier et enseigner un autre évangile, l’évangile des DROITS DE L’HOMME, se comportant comme s’ils étaient Dieu, puisqu’ils s’arrogent l’autorité et le droit suprême d’abolir la Loi divine et de La remplacer par les leurs, aux applaudissements de la presque totalité non seulement des ex-catholiques mais pratiquement du monde entier. L’apostat Wojtyla, vrai Anti-Christ, est reçu partout dans le monde par tous les ennemis de la vraie Eglise comme l’un des leurs, car tous reconnaissent en ce monstre d’hypocrisie – autre marque de l’Anti-Christ – le pseudo-prophète qui porte les cornes de l’Agneau – qui est donc revêtu en apparence de l’Autorité du Christ – mais qui parle avec toute la séduction du Dragon, c’est-à-dire en flattant les hommes et en leur promettant à tous le salut éternel.

Après ces remarques, chacun comprendra pourquoi l’annonce d’une conversion nationale des juifs juste avant le Retour du Christ, et dont le rassemblement d’une minorité des leurs en Palestine serait l’une des prémisses, est une erreur aux conséquences tragiques. Se fondant sur cette fausse interprétation du texte de saint Paul, comme l’analyse faite ci-dessus l’a amplement et définitivement prouvé, la toute grande majorité de ceux qui croient encore à la survenance de LA GRANDE APOSTASIE, A L’AVENEMENT DE L’ANTI-CHRIST, précédant immédiatement le Retour du Christ, attend en toute quiétude cette prétendue conversion nationale des juifs qui se fait d’ailleurs attendre indéfiniment, et pense qu’il sera amplement temps de s’occuper de l’avènement de l’Anti-Christ APRES cette prétendue conversion. Elle croit en outre se conforter dans cette insouciance au sujet de la Grande Apostasie et de l’avènement de l’Anti-Christ, événements rejetés par conséquent dans un futur indéterminé, en se fondant sur l’opinion de saint Augustin. C’est oublier volontairement que l’opinion d’un Père et Docteur de l’Eglise est et reste une opinion et n’est jamais un dogme de foi, surtout si un autre Père et Doc¬teur de l’Eglise, dont l’autorité est égale ou supérieure, a une opinion contraire, comme c’est le cas de saint Irénée qui affirme que le Règne de Mille Ans se passera APRES le Retour du Christ et qui prouve son affirmation par une foule de textes de l’Ancien et du Nouveau Testament. Ces gens oublient encore d’examiner dans quelles circonstances saint Augustin a été amené à donner cette opinion. A la suite des élucubrations de l’hérétique Cérinthe et de ses nombreux disciples en hérésie, la croyance en le Règne de Mille Ans avait dégénéré en des fables aussi grotesques qu’infectes, faisant singulièrement penser au paradis qu’inventera plus tard Mahomet, où les hommes passeront leur éternité à se repaître de plaisirs sensuels sous toutes leurs formes. Face à de telles grossièretés, saint Augustin rappelle une vérité essentielle: pour tous le Royaume se gagne entièrement par la foi et par la stricte application de tous les Commandements de l’Evangile. En ce sens et sous cet aspect, il est parfaitement juste d’affirmer que le Royaume de Mille Ans se situe dans le temps avant la résurrection, puisque nul n’entrera dans celui-ci s’il ne s’est pas sanctifié pendant le temps qui lui était imparti, se sanctifier voulant dire vaincre le démon par le moyen de la Grâce qui provient du Sacrifice de la Croix sur laquelle Jésus l’a définitivement vaincu pour nous. Mais la victoire du Christ est une chose et son application aux hommes en est une autre. Si le Christ a vaincu le démon sur la Croix, Il ne l’a pas enchaîné de telle sorte qu’il ne puisse plus nous séduire. Tout au contraire la vie du chrétien est une lutte incessante contre le démon dans la foi et l’espérance de le vaincre avec la Grâce découlant de la Croix afin d’obtenir de la miséricorde de Dieu d’être jugés dignes de ressusciter pour entrer dans le Royaume. Telle est la doctrine évangélique.

L’opinion de saint Augustin, qui paraît directement contraire à celle de saint Irénée, Autorité pourtant en toute certitude supérieure en cette matière, puisqu’il a reçu sa doctrine en ligne directe de l’Apôtre saint Jean par saint Papias, ne s’applique en fait qu’à la première phase du Royaume, la plus importante d’ailleurs, puisque c’est exclusivement pendant cette phase décisive que le Royaume se mérite. Comment concilier ces deux opinions contradictoires proposées par deux saints si justement considérés comme des Colonnes de l’Eglise? Pour ce faire, il suffit de se reporter au texte de saint Jean. Si l’on examine avec la plus grande attention le chapitre XX de l’Apocalypse, on s’aperçoit avec stupéfaction que lui aussi paraît contenir une contradiction flagrante. On lit en effet au verset 4: …et vixerunt et regnaverunt cum Christo mille annis et au verset 6: sed erunt sacerdotes Dei et Christi, et regnabunt cum illo mille annis. Au verset 4 les deux verbes sont au passé, alors qu’ils sont au futur au verset 6, alors même que l’Apôtre saint Jean parle du même événement! Comme il est exclu qu’il puisse y avoir une contradiction dans les Ecritures – comme celle de voir le même Règne se dérouler simultanément entièrement dans le passé et entièrement dans l’avenir – on s’aperçoit avec une indicible admiration que l’Ecriture justifie les deux opinions qui ne sont donc contradictoires qu’en apparence. La première phase du Règne de Mille Ans se situe en toute réalité pendant le temps de l’Eglise où les futurs élus ont vécu et ont invisiblement régné en communion avec Jésus crucifié, ont réellement enchaîné le démon par le moyen de la Grâce découlant de la Croix sur laquelle Jésus l’a effectivement vaincu, méritant ainsi le bonheur inestimable de pouvoir entrer dans ce Royaume en juste récompense de leurs souffrances et de leur héroïsme. C’est sur cette première phase décisive que saint Augustin, en grand et bon Pasteur qu’il est, a cru nécessaire d’insister, au moment où les plus abjectes erreurs et hérésies sur le Règne de Mille Ans lancées par les Cérinthe, Nepos ou Apollinaire et tous leurs disciples faisaient des ravages dans le troupeau chrétien confié à sa garde. Il n’est que trop évident que face à ce péril mortel qui risquait d’entraîner en enfer une part importante du troupeau, le devoir sacré d’un Pasteur tel que saint Augustin était d’insister sur le moyen d’entrer dans ce Royaume, puisque celui-ci tire son origine des souffrances et de la mort de Jésus sur la Croix en lequel tout chrétien doit communier par le Sacrement de son Corps et de son Sang livrés pour nous en Sacrifice d’expiation pour le péché originel et les péchés de tous Ses élus. Le texte de saint Jean montre donc d’une façon admirable ces deux phases successives du Règne de Mille Ans, la première débutant dès la faute originelle car c’est dès cet instant que le Rédempteur est annoncé et se terminant au Retour de ce même Rédempteur promis dès l’origine, la deuxième débu

1 respuesta »

  1. Buen día Antonio. ¿Podría enviarme el fichero con el documento integral? Lo he leído y me parece excelente. Me gustaría difundirlo entre mis contactos franco-hablantes… O en su defecto, la dirección de Monsieur Mottet, para poder contactarlo y pedírselo. Suyo en Cristo y María. Alejandro. Date: Sat, 4 Oct 2014 18:52:07 +0000 To: alesolap@hotmail.com

    Me gusta

Deja una respuesta

Introduce tus datos o haz clic en un icono para iniciar sesión:

Logo de WordPress.com

Estás comentando usando tu cuenta de WordPress.com. Salir /  Cambiar )

Imagen de Twitter

Estás comentando usando tu cuenta de Twitter. Salir /  Cambiar )

Foto de Facebook

Estás comentando usando tu cuenta de Facebook. Salir /  Cambiar )

Conectando a %s